Les certificats


       Pendant des années, Maître Deshimaru a décerné des certificats. Une manière de reconnaître les efforts patients et la fidélité de ses disciples les plus proches. Une manière aussi d'accueillir les nouveaux venus, de leur donner une place dans la sangha, et de nous encourager tous à persévérer dans notre étude et dans notre pratique.
     Le mot "certificat", dans les années 60, me rappelait encore le certificat d'études primaires. Le diplôme qui sanctionnait pour la vie, un bon niveau de connaissances, en calcul et en français en particulier. Le diplôme qui ouvrait les portes à l'apprentissage d'un métier.
    J'ai gardé dans mes archives familiales celui que ma grand-mère avait obtenu,  c'était en 1899, elle n'avait que treize ans. Elle était fière, à juste titre. C'était la preuve que son esprit ouvert dans l'espace avec la géographie, dans le temps avec  l'histoire, et qu'elle était tout à fait capable de tenir les comptes de la ferme, sans l'aide d'un ordinateur, et d'écrire une lettre sans fautes d'orthographe.
     Le certificat, c'était encore, et c'est encore, le diplôme qu'il faut conserver précieusement parce que sur lui reposent considération, activités et responsabilités professionnelles.

      Mon premier "certificat d'étude du zen", je vous l'ai déjà montré. Le revoici:

              
                            Certificat d'étude de zen. Zen orthodoxe
      Je soussigné, DESHIMARU, héritier du grand maître zéniste SAWAKI, secrétaire général des premiers jeux olympiques spirituels internationaux du Japon (juillet et août 1966) décerne (décerné) à Daniel Guétault.
                                  Tokyo le 26 août 1966
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